Quand le doute s’installe en toi comme une vipère venimeuse qui mord et petit à petit t’empoisonne,
Les idées fixes enfermées dans une boîte étroite et noire s’entremêlent, étouffent et bouillonnent,
Les aveuglements se renforcent par la noirceur, ne veulent se fier qu’aux apparences qui foisonnent,
Les non-dits hurlent d’envie d’exprimer les maux avec tant de mots qu’à la bouche ils se bâillonnent,
Les malentendus assourdissants qui s’entrechoquent finissent au point que la sourde oreille résonne,
L’atonie fige comme le gel en hiver et plus rien ne bouge, froideur et engourdissement qui fusionnent
Prennent toute la place, le poison fait son œuvre, taraude, ronge, brûle, casse, pince, congestionne.
Tous tes sens sont tournés vers l’intérieur et surnagent en vase clos sans espoir que vie s’ordonne.
Le courage de les ouvrir vers le dehors n’est pas vain, sois-en persuadé, et le destin qui te façonne
Te montre que tu n’as pas que des ennemis, que s’il existe des vipères, d’autres âmes sont bonnes.
Le pire de tes ennemis c’est toi-même si tu crois que tout est perdu. Réagis, chante et rayonne !
Ne pas être en accord avec soi-même fait que l’on ne peut être en accord avec les autres et tout son environnement. Intérioriser ses sentiments voire les refouler, prédispose à rester en retrait et à vivre dans sa bulle protectrice par peur du lendemain ce qui affecte tous les projets d’avenir. Apprendre à dépasser ses angoisses pour s’engager à nouveau est une épreuve salutaire. Elle ne doit pas s’envisager comme une lutte sur un champ de bataille mais comme une belle ouverture sur le champ des possibles.
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