Partager l'article ! L’ENTREPRISE : MÈRE A SA MANIÈRE: L’Entreprise se présente à l’évidence comme une entité féminine. Elle est accompagnée le plus sou ...
L’Entreprise se présente à l’évidence comme une entité féminine. Elle est accompagnée le plus souvent par un homme et ils travaillent ensemble. Si c’est une femme, cela n’a rien de choquant quand on pense qu’elles ont toutes les deux l’instinct maternel (produire, éprouver). Chaque couple fournit des biens ou des services à des clients dans un objectif de rentabilité. Il faut bien faire marcher la maison !
Mais il y a quelque chose d’important qu’ils (ou elles) ne peuvent pas fabriquer ensemble : les enfants. Alors il n’y a pas d’autre moyen que de les adopter, plutôt des grands et parfois beaucoup, filles et garçons sans discrimination, en allant les chercher directement ou en faisant appel à des structures spécialisées. Comme toute adoption, il faut que chacun s’adapte et s’accepte avec des valeurs communes mais aussi avec ses différences.
L’Entreprise/Mère a pour action première de rassurer son enfant adopté. Elle doit créer l’atmosphère mais aussi des règles de vie : respect, ponctualité, cohésion et tout ce qui peut animer une fratrie. Elle sera aussi très regardante sur les études et sur tous les services rendus qu’elle est en droit de demander. Si l’enfant se comporte bien, il recevra en récompense à la fin de chaque mois de l’argent de poche calculé en fonction des responsabilités qu’il aura rempli.
Chaque « enfant » a une personnalité et des dons uniques. Sa mise en valeur individuelle et sur le plan collectif entraînera forcément l’envie de rester près de sa « Mère » et de lui prouver son attachement. Quand le bien-être se ressent des deux côtés, on va très loin ensemble. Comme le disait Antoine Bourdelle (sculpteur) « Que c'est bien d'être, mais l'important c'est de devenir ». Et devenir c’est construire l’avenir et son avenir.
Tous les « enfants » devront non seulement respecter les préceptes de leur « Mère » mais se respecter aussi les uns et les autres. Aucun ne devra se sentir investi d’un pouvoir supérieur ou se croire plus aimé que les autres car cela entraînera forcément des dissensions et des dérapages. Certains auront même le vice de harceler le plus faible sans doute pour se sentir plus grand. La « Mère » devra alors prendre toutes les mesures qui s’imposent pour que la punition soit à la hauteur des maux subis.
Mais il y aura quelque chose qui ne pourra pas être pardonnable. C’est quand l’Entreprise/Mère deviendra abusive. Commander, exiger, contraindre, étouffer « son enfant » sans respecter sa vie personnelle aura pour conséquence de le faire tomber malade ou de le pousser à faire une fugue. Les conséquences psychologiques et physiques peuvent alors être désastreuses et se terminer parfois dans un geste ultime pour ne plus souffrir. Et ce n’est pas parce que l’Entreprise/Mère aura une place prépondérante sur le plan social qu’elle ne devra pas être condamnée comme n’importe quelle autre. En quoi serait-elle encore légitime en étant « infanticide » ?
Jill CHURCHILL (romancière américaine) a dit : « Il n'y a aucune recette pour devenir une mère parfaite, mais il y a mille et une façons d'être une bonne mère ». L’Entreprise a donc toutes les chances d’être une bonne « Mère » à condition de préserver et d’appliquer toutes ses qualités humaines et de respecter celles de ses « enfants » qui le lui rendront bien.
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