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VIE PROFESSIONNELLE : DE L’ALBATROS A L’A380.

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Lorsqu’on se lance dans la vie professionnelle ou dans une entreprise individuelle, le démarrage peut s’avérer un peu casse-cou. Mais quand on se voit pousser des ailes et que l’on comprend à la fois le sens du vent et que d’être dans le vent tout peut avoir du sens, les choses s’améliorent.

 

Comme l’albatros, le décollage est souvent assez maladroit. Il faut d’abord courir pour bien prendre son élan mais, parfois, on peut se mélanger les papattes et ça s’écroule lourdement. Mais ce n’est pas grave ! On court, on reprend son élan et, d’un seul coup, on trouve la bonne portance et c’est parti ! Tout compte fait, on se rend compte que ça vaut le coup de dépenser autant d’énergie ! La volonté et la détermination ont du bon quand même ! Néanmoins, si le vol se confirme très clément car bien porté par le vent, l’atterrissage peut parfois aussi se montrer hasardeux, avec quelques culbutes mais, après tout, c’est dans ce genre de situation que l’on apprend et que l’on s’améliore.

De même, le nombre de propositions ou de clients est très aléatoire au départ. Comme Orville, il peut n’y avoir que Bernard et Bianca à bord mais, après tout, ils sont là et c’est ce qui est le plus important ! De toute façon, on commence toujours petit et puis après, si on s’y prend bien, cela ne peut aller que dans le bon sens du vent !

 

Et c’est ainsi qu’à force d’expérience enrichissante et constructive, l’albatros peut pouvoir se transformer en A380.  Pourquoi pas ? Si l’albatros avait besoin d’un champ d’action assez large pour pouvoir décoller et atterrir, on se rend compte que l’A380, malgré son envergure, fait en sorte de s’habituer aux infrastructures existantes. Il peut ainsi manœuvrer partout (ou presque) et diversifier son marché. En ce qui concerne le décollage, les papattes hésitantes se sont transformées en réacteurs d’une puissance extraordinaire. Néanmoins, cela n’empêche pas de conserver la maîtrise de ce décollage car une trop grande poussée peut entraîner une panique à bord. Quant à l’atterrissage, mêmes dispositions ! Il ne s’agit pas de mettre le feu ! Hé oui ! Comme quoi il peut toujours y avoir des ratés et c’est pourquoi il faut constamment rester vigilent et se rappeler de l’albatros !

On s’aperçoit également qu’au niveau des propositions ou de la clientèle, la réactivité, la maîtrise de soi et, bien sûr, un plus grand contrôle sur les aptitudes techniques nous met dans le sens du vent. Ensuite, suivant la configuration de l’A380, les opportunités de places ou d’acquérir des passagers (ou des habitués) sont plus ou moins grandes. Mais en tout cas, il y a du potentiel et il faut s’en servir !

 

En conclusion, oiseau de chair et oiseau de fer, chacun a ses ailes, le vent pour le porter et les moyens de se servir des deux.

Et comme le dirait Stanislas-Xavier Touchet : « Les deux ailes de nos âmes, qu'aucun coup de vent ne casse, sont l'amour et la foi ».

Alors, pour l’amour et l’avenir de notre métier, gardons la foi ! Elle nous fait pousser des ailes et nous met le nez au vent.

… Et ça plane !!!

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